Jour 2 – La Suisse et les lacs

Mercredi 20 juin 2018.

Pour mercredi j’avais prévu Bern – Winthertour et c’est pour cette raison que j’ai traversé la ville.
J’aurais dû éviter cette traversée et faire comme beaucoup d’autres passer par l’ouest du lac de Constance.
J’ai mal estimé le travail nécessaire pour préparer les parcours GPX. Il faudra que j’écrive un article plus conséquent sur comment on s’y prend pour les préparer, un truc abordable mais un peu compliqué.
Mais ce n’est pas grave, je visais les 200 km par jour et j’ai parcouru 210 pour arriver dans un camping sympathique aux bord du lac.

Ce fut une belle journée chaude et ensoleillée où rencontrer une fontaine fait un plaisir fou.

L’eau d’une fontaine ça peut rendre un peu… idiot

Et si pendant la pose boire un petit coup d’eau c’est agréable, voir passer une calèche ajoute au plaisir

Ainsi que la douche du camping au bord du lac… et le repas du soir même si c’est en solitaire !

Le régime fromage va durer tant qu’on sera en Europe de l’ouest, ensuite ce sera impossible de le transporter pour cause de chaleur et d’en trouver également. Et l’eau gazeuse j’en suis friand.

Prologue jour 5 – La communication

Aujourd’hui c’est journée communication. C’est à 6h30 que m’a journée à commencée. L’occasion de prendre quelques photos du lieu où on a passé la nuit et quelques vues de l’extérieur, le parc à vélos solaires et le véhicule de Géo qui nous pourchasse sur la route pour réaliser ses quelques photos reportage.

Le chalet où l’on a tous partagé repas et nuitée
Tandem des Canadiens
Véhicule de Géo
une vue magnifique depuis le parc des vélos solaires
un sourire avant le départ

Quelques curieux et curieuses viendront à notre rencontre sur la place de Brévent. Des moments qui permettent de voir en concret ceux qui vont tenter l’aventure du Sun Trip, de leur poser toutes les questions qu’ils veulent et peut-être de venir à leur tour participer au prochain Sun Trip. Je pense en particulier à Cherries, Suisse qui m’a pas mal questionnée, à qui j’ai vendu la douce folie du voyage… Et qu’on retrouvera au Sun Trip Tour 2019 au volant d’un superbe trike solaire.

Puis la journée nous fera prendre de la hauteur sur le plateau de Planpraz en utilisant le télécabine de Brévent, pour quelques photos ensoleillées et collectives. Le dernier regroupement avant éparpillement du lendemain. Le vélo de Françoise a profité du voyage !

La montée au Planpraz
L’équipe de choc du Sun Trip 2018

Prologue jour 4 – Chamonix

Dimanche 17 juin 2018. Aujourd’hui c’était destination Chamonix en partance du camping de Lescheraine. Chacun son rythme et son heure de départ. Perso je suis parti à 10h pour un réveil à 5h30… Et la nuit précédente couché à minuit. Les nuits sont courtes au SunTrip. Je n’étais pas le seul à me lever tôt. Jurgen, l’allemand du Suntrip avec sa remorque chambre à couché également (voir son site).

10h car j’ai du passer à l’atelier Guillaume pour plusieurs problèmes techniques, du genre un panneau qui ne produisait pas, une secousse forte au démarrage du vélo, un réglage du Cycle Analyst (le tableau de bord du vélo) pour dépasser les 500w de puissance. Et j’ai bien fait, car pour la première fois j’ai pu monter des pentes plus rapidement que précédemment , passer de 7/8 km/h à 15 km/h c’est franchement confortable et rassurant pour la suite. Et j’ai souvent vu des productions solaires qui dépassaient 300w. Que du bonheur.

J’ai vraiment apprécié la montée au col de Léchaux. J’ai croisé pleins de cyclistes hommes et femmes. On sent que dans le coin le sport et le vélo sont bien présents. Bizarrement j’ai l’impression inverse sur la ville de Chamonix où la voiture semble reine et le vélo un mal qu’on voudrait renverser.

Je pense tellement à suivre ma trace GPX du voyage du jour et à régler la puissance du moteur avec le potentiomètre pour optimiser la durée de la batterie et tenir la route que je ne m’arrête quasiment jamais pour prendre une photo, désolé pour les lecteurs.

Prologue jour 3 – Les Bauges

16 juin 2018. J’ai eu droit à ma balise GPS, je serais maintenant visible sur la carte du Suntrip. Ce 3e jour de prologue est une journée communication, avec séances photos à Aix-les-Bains et Chambéry, du moins pour celles et ceux qui ont réussi à être à l’heure aux différents rendez-vous. Difficile de tenir l’agenda fixé par l’organisation. Pour midi trente on a fait un arrivage massif place Brigade de Savoie, toujours à Chambéry, chez un restaurateur qui s’est vu débordé par le nombre des Suntripeurs et des amis des Suntripeurs. A noter que le restaurant est jumelé avec un espace réparation et location vélos (tiens tiens ça me donne une idée pour une reconversion).

Une belle brochette de vélos solaires

Sinon des intrus se sont glissés sur la place en mode bivouac de luxe. De la famille de Saint Hilaire du Touvet, venue voir les héros à vélos solaires et me faire la bise d’encouragement. Merci aux Juvanon.

Les Juvanon venus à la découverte des Suntripeurs

Ensuite route dans les Bauges. Magnifique mais j’ai raté pas mal de photos tellement j’étais focalisé sur l’optimisation du réglage de la puissance du vélo pour monter sans trop consommer.


12 km de montée pour passer le col de Plainpalais et se retrouver sur la base de loisir du lac plus bas à la base de loisir de Lescheraine.

Pendant la grimpette, j’ai dû m’arrêter sur le côté de la route pour cause de surchauffe du moteur qui a enclenché l’arrêt du moteur. Je me suis arrêté pile poil à côté d’une maison qui n’avait pas de portail avec un chien agressif qui a trouvé intéressant de me mordre légèrement. La maîtresse du chien qui était là, m’a tout mis sur le dos. Parait que j’ai fais peur à son chien. Ce chien et sa propriétaire m’ont gâché le plaisir d’avoir atteint le col de 1100 m et des poussières quelques minutes plus tard. Et le problème aurait pu être évité en augmentant la température d’arrêt du moteur via le paramètre qui va bien du Cycle Analyst… C’est l’expérience qui rentre comme on dit !

morsure au 3e jour… et la dernière morsure du voyage

Le camping sera l’occasion d’échanger quelques mots avec Grégory Lewyllie, un voyageur Belge aguerri et fort sympathique. Il voyage avec un vélo en bambous. J’ai adoré ses luminaires électriques en forme d’ampoule qu’il accroche au sommet de sa tente. Il avait l’intention de poursuivre le voyage après Canton pour repartir vers l’Inde et prévoit un périple de 30.000 km. Mais l’histoire se fera autrement.

Grégory Lewyllie

Je vous invite à voir sa fabuleuse vidéo de présentation de son voyage. Je suis fan de ce montage humoristique.

Prologue jour 2 – le départ de Lyon

15 juin 2018. Lyon nous à vu revenir à la place des Terreaux pour un départ groupé vers 12h30 sous un beau soleil. Un dernier au revoir à la famille, aux amis et aux collègues venus voir si je partais bien et c’est parti pour une petite virée à travers Lyon précédé par la voiture safari de notre photographe Géo chargé d’immortaliser le Sun Trip 2018. Le périple dans Lyon nous fait passer par le quartier Perrache (que tout cycliste tenant à sa vie évite). Après un beau bordel et passage par des voies improbables, le groupe se disloque et chacun tente d’atteindre l’objectif du soir : le camping du Lac du Bourget.

Le trajet de Lyon au Bourget-du-Lac passe par chez moi. J’en profite pour une pose au revoir plus intime et je reprend le trajet que j’avais déjà testé les jours précédents. Si j’avais pu faire toutes les étapes en préparation j’aurais été plus rassuré mais je n’avais pu préparer que cette première étape et c’est déjà pas si mal pour être un peu plus rassuré dans ce moment de stress de début d’aventure.

Jenni le Suisse

Sur la route je rencontre Jenni avec qui je termine le trajet. Le contact passe très bien avec Jenni, le Suisse du Suntrip et également le vélo solaire le plus simple et semble-t-il le plus fragile. Je pense comme quasiment tous les autres Suntripeurs qu’il n’ira pas jusqu’au bout du voyage avec ce véhicule… Et on s’est tous trompé. Il fera une pause technique de renforcement juste après la descente de Chamonix pour ensuite faire son trajet jusqu’à Canton.

On tente de faire une photo de mon vélo à la sortie du tunnel du Chat et là surprise, faire un demi-tour dans le tunnel avec mon engin est impossible, il est trop long et le rayon de braquage pas assez court ! J’ai du faire marche arrière, manoeuvre assez délicate car je n’ai pas encore suffisamment voyagé.

Le tunnel du Chat pour cyclistes et piétons
L’impossible retournement de Silky One à l’intérieur du tunnel

Prologue – jour 1 – la rencontre

14 juin 2018. Le temps est venu de rencontrer les Suntripeurs de 2018. Habitant proche de Lyon, j’ai l’avantage de pouvoir partir au dernier moment pour me rendre au lieu de rendez-vous sur le site du Domaine Saint-Joseph à Sainte-Foy lès Lyon.

Arrivé sur le site, je ne suis pas à l’aise, je ne connais pas grand monde et je ne suis pas sûr d’être à la hauteur des difficultés à venir. Mais l’accueil apéro nous permet d’échanger entre nous assez facilement.

Florian et son staff nous font les dernières recommandations dans une salle de réunion. Puis nous partons en début de soirée sur Lyon pour présenter nos vélos solaires sur la Place des Terreaux.

Au soir je rentrerais à la maison pour une dernière nuit en famille.

Jour 35 – Almaty

Une journée spéciale où à nouveau j’ai retrouvé la famille Cauquil père & fils après une blague d’enfer qu’ils m’ont faite sur la route. Lors d’une pause que je faisais sur l’aire d’autoroute, j’étais en train de manger un petit quelque chose quand je vois débarquer deux personnes vêtues du maillot du Suntrip mais que je n’avais jamais vu. Et juste pendant mon moment de surprise arrivent en mode furtif Bernard et Yann. Ils avaient prêtés leurs maillot à un fervent soutient Kazakh du Suntrip à savoir
Исатай Бирманов et son jeune neveux Аликe. On a vraiment bien rit de leur blague.

Le gag des Cauquil

J’ai repris la route toujours, le sourire aux lèvres. Bernard & Yann étant repartis en voiture rejoindre la ville d’Almaty où ils allaient récupérer leur vélo déplacé par camion faute d’avoir pu recevoir leur roue de secours dans les temps convenus. Je ne ferais pas de pub pour le service de livraison qui leur aura fait abandonner la Suntrip. La livraison qui devait durer 10 jours n’a été livrée que le 15 septembre…

On s’est retrouvé à Almaty malgré la flux intensif de la circulation d’Almaty pour se donner un rendez-vous en soirée afin de partager un repas spécial Kazakh à base de cheval. Исатай m’ayant remis une note manuscrite pour indiquer l’adresse au taxi que je devrais prendre pour les retrouver. J’ai continué un peu ma route pour sortir de cet enfer de voitures et être hors agglomération pour le départ du lendemain. Puis je suis revenu sur Almaty via le taxi local.

Un vrai moment de confusion lorsque j’ai demandé à l’hôtelière de m’appeler un taxi ! Une vrai incompréhension de ma part sur l’équivalent taxi dans la région. En final, l’hôtelière m’a accompagnée dans la rue et à l’aide de son bras droit écarté vers le bas à fait arrêter une voiture qui voulait bien se renseigner pour prendre en charge un passager. Un équivalent Uber sans application mobile. J’ai apprécié de pouvoir accrocher ma ceinture, la conduite est assez sportive à Almaty même si le conducteur regardais régulièrement le plan sur mon téléphone ! Le conducteur a contacté Исатай à l’arrivée pour qu’on m’indique le prix à payer.

Live d’Amalty

Un moment partagé un mode live facebook et bien agréable avant d’entrer en Chine, repas à base de Cheval, et puis bing une fuite dans cet appartement loué. Le radiateur qui fuyait, serpillère obligatoire et pas de compteur d’arrêt. Le propriétaire arrive pour s’occuper de l’opération arrêt de la fuite et Исатай en profite pour lui demander de me ramener à mon hôtel en retour de service. Hé oui, la débrouille, l’entraide et l’échange de services bat son plein au Kazakhstan.

Jour 1 – la séparation

Françoise Denel en grande discussion avec Christel et Anne (ma femme et sa soeur)

Le moment du vrai départ en solitaire, celui où on dit le dernier au revoir à sa femme et aux proches qui sont venus jusqu’à Chamonix pour vous voir partir. Celui aussi où on se pose la question une dernière fois du type de voyage qu’on va faire : chacun pour soi ou en équipe ? Pour ma part j’ai pris le choix du chacun pour soi avec si le hasard s’y met pendant le périple, du pourquoi pas rouler ensemble ?

Le stress était présent au matin et il était partagé même pour des anciens participants. Un stress qu’on se dit bénéfique et surtout naturel. Une fois le départ donné, c’est parti pour ne plus avoir d’occasion de s’ennuyer. Il va falloir penser au parcours journalier, penser aux pauses repas, à la pose sommeil, communiquer, préparer la route du lendemain. Et rouler, prendre des photos, rouler, rouler, rouler.

Dans la soirée, j’ai rejoint la famille contactée quelques jours auparavant, membre de l’organisation Warmshowers, pour un hébergement gracieux dans leur appartement. J’avais prévu d’être hébergé chez un couple de Warmshowers à Berne.

La famille d’accueil du premier soir, Warmshowers rencontre.

J’y suis arrivé à 20h et j’ai un peu perturbé l’équilibre du couché des jeunes enfants.

Ce sera mon premier soir et le dernier à être hébergé chez une famille de Warmshowers. Il est en effet difficile d’ajuster son voyage aux contraintes de temps d’avertissement de la famille d’accueil. Et même si je savais à l’avance combien de km par jour je vais parcourir, il n’est pas très optimisé de faire des écars de km pour rejoindre la famille d’accueil sachant que plus j’irais vers l’est et moins de possibilité d’hébergement vont s’offrir. Pour la suite ce sera bivouac camping, bivouac où on peut, hôtel ou hébergement chez ou devant la famille d’accueil, certains ne laissent pas entrer un étranger chez eux mais acceptent qu’il dorme devant la maison.

Sinon avant l’arrivée ce n’était que du beau temps, des beaux paysages avec une descente vertigineuse en partance de Chamonix qui n’en finissait pas. J’ai usé une plaquette frein car je suis du genre pas trop téméraire et quand ça va trop vite pour moi je freine, je freine, je freine…

La descente de Chamonix

Le poids et moi et moi et moi

La question du poids reviens toujours lorsqu’on parle de vélo. C’est un sujet crucial également avec le vélo solaire.

A ma dernière pesée, je suis proche de 160 kg à triballer sur probablement 13.000 km ! Plus de la moitié est mon propre poids. Là je peux encore réduire de quelques kg.  Les efforts répétés du voyage feront probablement des prouesses.

Est-ce que je peux réduire le contenu de la remorque et les 13 kg ? Pas sur, je vais devoir approfondir encore son contenu avant le départ, l’occasion d’écrire un autre article d’ici peu.

Détails de mes mesures, sachant que ma balance est une Fitbit Aria qui a tendance à me donner des mesures à plus ou moins 1-2 kg et qu’il est un peu difficile de porter le vélo.

Vélo 30,3 kg
+ Batteries + sacoche : 6,6 kg
+ Contenu bivouac remorque : 13 kg
+ Cadre remorque : 5,3 kg
+ Cadre vélo : 7,3 kg
+ Panneaux : 5,2 + 5,6 = 10,8
= Total hors cycliste : 73 kg
+ Cycliste : 84 kg
= Total : 157 kg

Vélo électrique : 30,3 + 6,6 = 36,9 kg
Spécial photovoltaïque : 5,3 + 7,3 + 5,2 + 5,6 = 23,4 kg

Ce qui donne en image.
Silky one poids mesurés

Cyclociel à la rescousse

Laurent et Céline de Cyclociel

Je vous ai déjà parlé de Cyclociel comme la caverne d’Ali Baba des vélos couchés sur Lyon, dans mon précédent article sur le choix du vélo.

Je refais un article dédié cette fois-ci au support technique que Céline de Cyclociel a apporté à mes petits soins. A savoir, être en mesure de monter au mieux les dénivelés que je vais rencontrer et accessoirement ne pas perdre le pédalier en route.

Attention, le texte qui suit est un peu technique vélo.

Comment choisir ses développements

Fort de ma petite expérience avec mon VTT + remorque et mes quelques sorties sur Grenoble j’ai pu déduire les braquets et surtout les développements avec lesquels je pouvais compter, pour les monter et pour les plats. Pour les calculs j’ai utilisé la page de Cyclurba.

Pour Silky one je voulais être proche des extrêmes, surtout le développement de 1,80 m pour les montées. Je pars sur le pire des scénarios, batteries vide et tout le poids à transporter en montée (moi, vélo, panneaux, batteries, moteur roue, remorque, bivouac).

Pour comparer j’avais un cas impossible, mon vélo couché le M5 20×20 qui avait un développement minimum de 2,58 m. L’air de rien une nette différence dans les montées, impossible d’aborder les montées avec sérénité avec ce développement.

En sortie d’usine l’équipement de Silky one était composé d’un triple plateau 48/36/26 et d’une cassette 11-34 ce qui nous donne via la page Cyclurba le tableau suivant :

développement Silky One à l’achat

Un développement de 1,64 aurait peut-être pu suffire mais à ma demande d’analyse Céline m’a proposé le remplacement du petit plateau de 26 dents par un encore plus petit de 22 dents. Ce qui nous donne le nouveau tableau suivant :

développement Silky One avec changement du petit plateau

Maintenant si je n’arrive pas à monter toutes les côtes, le développement n’y est pour rien (c’est que j’aurais fait une erreur de calcul, n’est-ce pas !).

Évidemment comme j’avais oublié de dire à Guillaume qu’on allait changer le petit plateau et que je ne savais pas que le capteur électrique serait collé dessus avec une super colle il a fallu un peu de temps pour commander la colle qui va bien, la Sikaflex 291i, et pouvoir recoller le capteur sur le nouveau petit plateau.

Comment ne pas perdre son pédalier (et ses nerfs)

Céline avant de me livrer le vélo Silky one officiellement, a fait un petit tour de contrôles et la clé dynamométrique en main s’est mis en tête de contrôler les serrages du pédalier. Les consignes du constructeur qui propose une valeur minimale et une valeur maximale n’était apparemment pas respectées.

En dessous du serrage minimum on risque de perdre le pédalier et au dessus de la valeur maximale on risque de frotter au cadre avec l’épaisseur ajoutée par le capteur électronique de pédalier qui permet de démarrer l’assistance électrique lorsqu’on tourne les roues (en général c’est qu’on roule !).

Il suffisait donc de serrer avec la clé dynamométrique réglée à la valeur maximale ou intermédiaire et le tour était joué… sauf que l’ajout du capteur électrique sur le petit plateau prend quelques millimètres qui empêchent le serrage même au minimum.

Céline après recherche à trouvé qu’on pouvait commander le boitier de pédalier de longueur 126 mm (le maximum possible) en remplacement de celui d’origine de 121 mm, en espérant que les 5 mm au total de longueur supplémentaire  divisé par deux, soit 2,5 mm à droite et 2,5 mm à gauche, serait suffisant pour effectuer un serrage correct sans toucher le capteur et en gardant la distance suffisante pour que la capteur soit fonctionnel. Bref, ni trop prêt, ni trop loin.

axe de pédalier d’origine 121 mm

Évidemment les contretemps ne viennent jamais seuls. Céline avant l’arrivé du matériel a fait une mauvaise chute avec quelques doigts bien endommagés de la main droite qui lui empêchait de serrer efficacement. Pour avancer rapidement Céline m’a proposé d’intervenir sur Silky one sous sa gouverne, ne devant servir que de bras. L’opération a été relativement simple. Les 2,5 mm ajoutés, c’était juste ce qu’il fallait ! Un grand OUF de soulagement !

Et bonne guérison à Céline. Ce doit être le cas depuis le temps que je traîne l’écriture de cet article !

Merci d’avoir lu cet article. A la prochaine.