Mon petit vélo deviendra grand ou comment faire un choix de vélo !

En photo de couverture mes deux vélos qui roulent avec moi dans les déplacements pendulaires (Saint-Bonnet de Mure <=> Lyon Part Dieu) soit environ 35 km par jour et ce environ 200 jours par an, par quasiment tous les temps (s’il y a un gros orage je fais du télétravail, comme je suis informaticien dans une entreprise qui favorise l’usage du télétravail cela ne pose pas de problème). Donc j’ai un minimum d’entraînement de 7.000 km / an sur terrain plat.

Je dois avouer que c’est plutôt le VTC (Giant Roam 1 pour la pub gratuite) qui est à l’honneur sur ces trajets quotidiens, principalement parce qu’il y a la moitié de la route en ville… mais les choses vont changer car c’est bien avec un vélo couché que je compte réaliser le voyage vers un peu plus que le sud-est de Lyon (le grand sud-est de l’Europe en fait, certains disent la route de la soie…). D’où le titre de l’article, le vélo couché à droite de la couverture est un M5 20/20 Eco (ce qui veut qu’il est dans la catégorie économique en roues 20 pouces à l’avant et à l’arrière). Donc c’est un petit vélo même s’il s’agit du 20 » de l’époque c’est à dire pour les technophile du vélo du 451 norme ETRTO (soit un peu plus grand que le 20 » qu’on trouve aujourd’hui).

Désolé si je sors ma science toute fraiche sur la technique du vélo, c’est juste pour montrer que je me plonge dans la technique du vélo. Il faut avouer que jusqu’à maintenant tant que le vélo roulait cela m’allait et en cas de problème un petit tour du côté du magasin de vélo réglait le soucis ! Ceci dit pour vos pneumatiques et vos chambres à air, retenez que la norme ETRTO est la seule qui soit fiable pour le bon choix, et c’est indiqué, il suffit de bien chercher (on fait parfois deux fois le tour avant de trouver).

L’année prochaine si la technique me fait défaut (et sur 12.000 km la probabilité que la technique me demande des soins est assez forte) je devrais assurer un minimum… d’où mon inscription toute fraiche à la P’tit Rustine, qui est un atelier d’auto-réparation avec apprentissage.

Mais revenons au sujet de cet article, le choix du vélo qui doit me porter à Canton ! Pour rappel il faut parcourir 12.000 km dont peut-être 1.000 avec des routes pas vraiment goudronnée et porter des panneaux photovoltaïques !

Dans l’article infos techniques du Sun Trip 2018 les contraintes sur les vélos sont indiquées. Le règlement est assez ouvert, il permet d’utiliser : 

image vélomobile

un vélomobile (avec quelques restrictions)
un vélo à 3 roues au maximum, ce qui laisse là place aux tricycles, aux vélo couchés, aux vélos de route et autres VTT.

Et on peut ajouter une remorque pour le transport des panneaux, ce qui évite d’être obligé de porter les panneaux au dessus du vélo (c’est pourtant cette option qu’avait choisi le vainqueur du Sun Trip 2015).

Les vélos les plus difficiles à trouver sont aussi les plus chers, ce qui semble assez logique. A chaque fois que je recherche sur le net je trouve de nouveaux modèles. La création humaine est vraiment plus riche que les vélos qu’on rencontre au quotidien.

En premier des vélos difficiles à rencontrer vient le vélomobile. J’ai trouvé le site de velovergne qui présente de nombreux modèles de vélomobiles. Malheureusement je n’ai pas réussi à établir de contact avec eux, ni par email, ni par téléphone ! Vélovergne est-il fermé ? CyclesJV & Fenioux est un autre site qui présente un grand choix de vélomobiles (mais pas que, la caverne d’Ali Baba du 85), mais là il faut se déplacer dans la Vendée !

Sur Lyon en discutant avec les collègues on pense avoir vu un ou deux vélomobile… Il ne semble pas pratique à utiliser en ville, les pistes de vélo même si elles sont en augmentation dans la ville de Lyon ne sont pas forcément propices à ce type de vélo. Et aller sur la route avec… c’est un choix que je trouve suicidaire. Je ressort la phrase favorite qu’on me sort lorsque les gens apprennent que c’était moi le gars à vélo couché qui circulait du côté de Saint Bonnet de Mure ! Chacun ses limites de dangerosité donc !

Vient ensuite la famille des vélo couchés, tri et bicycles, même si ce n’est pas courant on en voit plus souvent. Il arrive encore que dans certains endroits on passe pour un extraterrestre avec ce type de vélo !

Sur le net, on trouve souvent le terme de trike ou bent. Pour le vélo couché c’est plutôt recumbent. Les sites velocouche.pro et vélo fasto vous permettront de vous faire une bonne idée de la richesse de création dans ce domaine. Pour pouvez aussi regarder du côté des liens proposés par Cyclociel c’est juste impressionnant !

Le vélomobile vante le mérite de l’aérodynamisme et donc de performances sur route imbattable par les autres types de vélos. Oui mais quid du comportement en zone caillouteuse ? N’ayant pas eu l’occasion de tester ce genre de bolide, j’en reste à des conjectures. Dès que je trouverais l’occasion je testerais, va falloir que je parte du côté de la Vendée…

Le temps passant toujours trop vite, n’ayant pas pu tester de vélomobile et vu également qu’un tel bolide est bien plus cher et que je ne suis pas persuadé qu’il peut faire le trajet jusqu’à Canton, j’ai décidé de ne pas envisager ce type de vélo.

C’est donc un choix par élimination que j’applique. J’ai également écarté le VTT pour la position. Le moindre vent qui freine l’avancement, la position assise qui exige de s’endurcir le fessier et les douleurs des bras qui arrive déjà sur mes trajets quotidiens me fait retirer le VTT de la liste. C’était pourtant le type de vélo le plus facile à trouver et probablement le moins cher.

Reste le choix des vélos couchés où on trouve deux sous catégories, les tricycles (trikes) et les bicycles (bents). De nombreux tricycles étaient présents au Sun Trip 2017. Je me devais donc de tester au moins une fois un tricycle.

Par chance sur Lyon (Villeurbanne pour être plus précis) on trouve la boutique Cyclociel qui est notre petit Ali Baba local des vélos couchés. La responsable propose des vélos couchés à la location. J’ai loué un trike pour le week-end que j’ai testé autour de chez moi.

Le confort d’assise est vraiment top, l’équilibre à ne pas gérer tant qu’on ne roule pas à fond dans les virage est vraiment le plus de ce type de vélo. On est rassuré sauf sur les pistes cyclables qui sont un peu petites chez nous fasse à la largeur du vélo. Impossible de se faufiler entre deux files de voitures avec ce type de vélo, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. Confortable donc, mais il faut apprendre rapidement deux trucs, (1) le freinage à équilibrer entre la main droite (frein roue avant droit) et la main gauche (frein roue avant gauche) sous peine de chasser, un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout, et (2) ne pas poser les pieds pour arrêter le vélo qui continuera tout de même un peu sa course et risque de taper le bas des jambes, voir faire passer les jambes en dessous des deux barres porte roue de devant. J’ai testé un choc léger et j’ai imaginé le cas où la vitesse serait plus importante, pas cool :-(. Mais ces deux trucs à maîtriser, se maîtrisent assez facilement. Ceci dit, j’écarte pour l’instant ce type de vélo qui est souvent plus lourd qu’un vélo couché à deux roues et je pense que j’aurais plus de problèmes d’équilibre de freinage des deux roues sur le parcours. Le coût étant également plus élevé. Mais je garde en tête qu’il pourrait être un deuxième choix si le premier choix ne s’avère pas concluant après mes tests des mois prochains.

Mon premier choix reste donc ce que j’envisageais dès le départ, un vélo couché à deux roues.

Oui mais quelle configuration pour ce vélo couché ? On me parle de vélo en carbone (avantage légèreté), en aluminum, en acier. De 20, 24, 26, 28 pouces, sur les deux roues, sur une seule roue… On me parle de marques fiables comme Nazca, Azub… Je regardé les occasions sur deux sites, le site de référence pour les vélos couchés est Bentokaz et le site des petites annonces Leboncoin. On retrouve souvent la même offre sur les deux sites mais pas toujours d’où l’intérêt de regarder sur les deux sites. Par rapport à l’époque où j’avais cherché mon M5 20×20 je trouve qu’il y a plus de choix, mais il faut tout de même aller assez loin de chez soi pour trouver la perle rare.

N’ayant pas trouvé ma perle rare (peut-être suis-je un peu trop difficile) me voilà de retour à la boutique Cyclociel pour quelques essais. A noter qu’il vaut mieux appeler pour savoir si les essais seront possibles, les jours d’ouverture sont le vendredi et samedi. Après quelques essais autour du campus de la Doua et une semaine de réflexion, j’expose ma préférence pour l’Azub Max 26 ». Malgré les conseils avisés de Céline la gérante, qui me propose d’envisager un modèle avec soit une roue avant plus petite, soit un modèle de vélo en 24 », je reste bloqué sur l’idée du 26 » roue avant et arrière. Ai-je fait le bon choix ? Les tests avec le vélo me permettront de le vérifier ! Mon choix est donc maintenant fait et la commande partie chez Azub. Reste à patienter quelques semaines (6 à 8). Pour visualiser un peu la bête, voici un photo de la configuration de base. J’ai quelques changements par rapport à cette configuration de base, par exemple le guidon bas que je n’aime pas a été remplacé par l’option grand guidon au dessus, les freinsnv-brake sont remplacés par des freins à disque… Mais la photo du produit livré devra encore attendre quelques semaines !

Auteur : Laurent Souchet

I'm a new candidat for The Sun Trip 2018 https://www.thesuntrip.com/laurent-souchet-st2018/

3 réflexions sur « Mon petit vélo deviendra grand ou comment faire un choix de vélo ! »

  1. Bonjour ami cycliste !
    On s'est rencontré sur Villeurbanne alors que vous aviez crevé (et qu'il s'était mis à pleuvoir). Je crois avoir récupéré par erreur votre embout de valve presta…
    Si vous souhaitez le récupérer, contactez moi !

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