Cyclociel à la rescousse

Laurent et Céline de Cyclociel

Je vous ai déjà parlé de Cyclociel comme la caverne d’Ali Baba des vélos couchés sur Lyon, dans mon précédent article sur le choix du vélo.

Je refais un article dédié cette fois-ci au support technique que Céline de Cyclociel a apporté à mes petits soins. A savoir, être en mesure de monter au mieux les dénivelés que je vais rencontrer et accessoirement ne pas perdre le pédalier en route.

Attention, le texte qui suit est un peu technique vélo.

Comment choisir ses développements

Fort de ma petite expérience avec mon VTT + remorque et mes quelques sorties sur Grenoble j’ai pu déduire les braquets et surtout les développements avec lesquels je pouvais compter, pour les monter et pour les plats. Pour les calculs j’ai utilisé la page de Cyclurba.

Pour Silky one je voulais être proche des extrêmes, surtout le développement de 1,80 m pour les montées. Je pars sur le pire des scénarios, batteries vide et tout le poids à transporter en montée (moi, vélo, panneaux, batteries, moteur roue, remorque, bivouac).

Pour comparer j’avais un cas impossible, mon vélo couché le M5 20×20 qui avait un développement minimum de 2,58 m. L’air de rien une nette différence dans les montées, impossible d’aborder les montées avec sérénité avec ce développement.

En sortie d’usine l’équipement de Silky one était composé d’un triple plateau 48/36/26 et d’une cassette 11-34 ce qui nous donne via la page Cyclurba le tableau suivant :

développement Silky One à l’achat

Un développement de 1,64 aurait peut-être pu suffire mais à ma demande d’analyse Céline m’a proposé le remplacement du petit plateau de 26 dents par un encore plus petit de 22 dents. Ce qui nous donne le nouveau tableau suivant :

développement Silky One avec changement du petit plateau

Maintenant si je n’arrive pas à monter toutes les côtes, le développement n’y est pour rien (c’est que j’aurais fait une erreur de calcul, n’est-ce pas !).

Évidemment comme j’avais oublié de dire à Guillaume qu’on allait changer le petit plateau et que je ne savais pas que le capteur électrique serait collé dessus avec une super colle il a fallu un peu de temps pour commander la colle qui va bien, la Sikaflex 291i, et pouvoir recoller le capteur sur le nouveau petit plateau.

Comment ne pas perdre son pédalier (et ses nerfs)

Céline avant de me livrer le vélo Silky one officiellement, a fait un petit tour de contrôles et la clé dynamométrique en main s’est mis en tête de contrôler les serrages du pédalier. Les consignes du constructeur qui propose une valeur minimale et une valeur maximale n’était apparemment pas respectées.

En dessous du serrage minimum on risque de perdre le pédalier et au dessus de la valeur maximale on risque de frotter au cadre avec l’épaisseur ajoutée par le capteur électronique de pédalier qui permet de démarrer l’assistance électrique lorsqu’on tourne les roues (en général c’est qu’on roule !).

Il suffisait donc de serrer avec la clé dynamométrique réglée à la valeur maximale ou intermédiaire et le tour était joué… sauf que l’ajout du capteur électrique sur le petit plateau prend quelques millimètres qui empêchent le serrage même au minimum.

Céline après recherche à trouvé qu’on pouvait commander le boitier de pédalier de longueur 126 mm (le maximum possible) en remplacement de celui d’origine de 121 mm, en espérant que les 5 mm au total de longueur supplémentaire  divisé par deux, soit 2,5 mm à droite et 2,5 mm à gauche, serait suffisant pour effectuer un serrage correct sans toucher le capteur et en gardant la distance suffisante pour que la capteur soit fonctionnel. Bref, ni trop prêt, ni trop loin.

axe de pédalier d’origine 121 mm

Évidemment les contretemps ne viennent jamais seuls. Céline avant l’arrivé du matériel a fait une mauvaise chute avec quelques doigts bien endommagés de la main droite qui lui empêchait de serrer efficacement. Pour avancer rapidement Céline m’a proposé d’intervenir sur Silky one sous sa gouverne, ne devant servir que de bras. L’opération a été relativement simple. Les 2,5 mm ajoutés, c’était juste ce qu’il fallait ! Un grand OUF de soulagement !

Et bonne guérison à Céline. Ce doit être le cas depuis le temps que je traîne l’écriture de cet article !

Merci d’avoir lu cet article. A la prochaine.

Auteur : Laurent Souchet

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