Jour 1 – la séparation

Françoise Denel en grande discussion avec Christel et Anne (ma femme et sa soeur)

Le moment du vrai départ en solitaire, celui où on dit le dernier au revoir à sa femme et aux proches qui sont venus jusqu’à Chamonix pour vous voir partir. Celui aussi où on se pose la question une dernière fois du type de voyage qu’on va faire : chacun pour soi ou en équipe ? Pour ma part j’ai pris le choix du chacun pour soi avec si le hasard s’y met pendant le périple, du pourquoi pas rouler ensemble ?

Le stress était présent au matin et il était partagé même pour des anciens participants. Un stress qu’on se dit bénéfique et surtout naturel. Une fois le départ donné, c’est parti pour ne plus avoir d’occasion de s’ennuyer. Il va falloir penser au parcours journalier, penser aux pauses repas, à la pose sommeil, communiquer, préparer la route du lendemain. Et rouler, prendre des photos, rouler, rouler, rouler.

Dans la soirée, j’ai rejoint la famille contactée quelques jours auparavant, membre de l’organisation Warmshowers, pour un hébergement gracieux dans leur appartement. J’avais prévu d’être hébergé chez un couple de Warmshowers à Berne.

La famille d’accueil du premier soir, Warmshowers rencontre.

J’y suis arrivé à 20h et j’ai un peu perturbé l’équilibre du couché des jeunes enfants.

Ce sera mon premier soir et le dernier à être hébergé chez une famille de Warmshowers. Il est en effet difficile d’ajuster son voyage aux contraintes de temps d’avertissement de la famille d’accueil. Et même si je savais à l’avance combien de km par jour je vais parcourir, il n’est pas très optimisé de faire des écars de km pour rejoindre la famille d’accueil sachant que plus j’irais vers l’est et moins de possibilité d’hébergement vont s’offrir. Pour la suite ce sera bivouac camping, bivouac où on peut, hôtel ou hébergement chez ou devant la famille d’accueil, certains ne laissent pas entrer un étranger chez eux mais acceptent qu’il dorme devant la maison.

Sinon avant l’arrivée ce n’était que du beau temps, des beaux paysages avec une descente vertigineuse en partance de Chamonix qui n’en finissait pas. J’ai usé une plaquette frein car je suis du genre pas trop téméraire et quand ça va trop vite pour moi je freine, je freine, je freine…

La descente de Chamonix

Auteur : Laurent Souchet

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